comah dj

De beaux projets et des envies de découverte, Comah annonce du changement lors notre interview !

Fraîchement débarqué sur la scène électronique Française, Comah, jeune prodige de la techno minimal progressive fait déjà chavirer les foules avec ses tracks mémorables aux samples entêtants. Il revient avec nous sur son ascension fulgurante, nous livre ses projets à venir et ses envies d’exploration.

 

Tu es un artiste très atypique de la scène électronique française grâce à des productions au genre inédit que tu qualifies de minimal progressive, comment définirais-tu ce style novateur ?

Alors minimale progressive pourquoi ? c’est pas moi qui l’ai inventé c’est les gens qui ont donné cette appellation à la base. Minimal prog parce que prog ça roule comme de la psytrance progressive etc et minimal parce que c’est un tempo plus basique, 128 bpm, ça fait un mix des deux et ça a donné minimal progressive.

 

En 2015 tu débarques avec ton premier album Nemesis au style très incisif et aux samples vocaux très sombres, le pari était risqué, était- ce un défi pour toi de parvenir à lancer ta carrière de producteur avec cette marque de fabrique très personnelle qu’on apprécie tous aujourd’hui ?

Alors en fait c’était pas un défi c’est juste que personnellement j’adorais reprendre des parties qui m’ont vraiment marquées dans le cinéma. Du coup je les ai réutilisées, j’ai fait des sons autour et j’ai trouvé ça super cool. J’ai vraiment fait ça pour mon propre plaisir à la base.

 

Lorsque tu as commencé ta carrière de producteur tes tracks se sont très vites retrouvées propulsées dans différents TOP Beatport et ont créé un énorme engouement sur les réseaux sociaux, comment expliques tu cette ascension aussi rapide ?

Justement je pense que c’était un genre musical assez nouveau, avec des effets de progressive, avec un bpm qui reste accessible un peu à tout le monde. Je pense que ça a vraiment attiré les gens cette nouveauté musicale. Et deuxièmement, surtout au niveau du public français, les reprises de voix que j’ai faites dans les films je pense que ça donne vraiment du cachet au son et je pense que ça marque et que les gens ont apprécié ça.


Malgré des productions très puissantes et sombres tu touches un public très large, des jeunes adolescentes aux amateurs de beat agressifs, pourquoi penses tu que tes productions peuvent toucher un panel si large de personnes ?

Je pense que c’est aussi au niveau de l’image, le travail que j’ai effectué avec mon équipe etc. On a réussi à s’ouvrir vraiment à un public plus large grâce à mes réseaux sociaux. Je me suis toujours amusé à faire des petites vidéos avec des effets snapchat et je faisais des petits montages et je pense qu’au final la video à plu aux gens et du coup ils sont allé écouter les sons. C’est venu comme ça et ça s’est vraiment propagé de cette façon là.


“J’adore quand mon public est présent
si je veux faire un jeu de scène avec eux,
ça c’est vraiment un truc qui me touche beaucoup.”


Quand tu es sur scène on ressent une énergie très puissante et positive qui se transmet à ton public. Aujourd’hui tu te retrouves booké dans les meilleures boites et festivals, comment est ce que tu vis ça de l’autre côté de la scène ?

Quand je suis en train de jouer je suis vraiment dans ma bulle, j’ai l’impression de vivre toutes les tracks que j’ai produites et les passages de films que j’ai mis, les voix… Tous ces cachets là que je donne aux sons quand je les rejoue en live j’ai une sensation un peu de puissance, quelque chose qui me fait vraiment kiffer ! Après ça c’est vraiment au niveau du son, en dehors de cette bulle là j’adore avoir une relation avec mon public. J’adore quand mon public est présent si je veux faire un jeu de scène avec eux, ça c’est vraiment un truc qui me touche beaucoup. Globalement je kiffe grave ouais je m’éclate vraiment ! Quand je joue je suis vraiment dans le truc, je suis vraiment dans mon élément, c’est ma musique, mes productions. C’est tout ce que j’essaye de faire passer au niveau du ressenti, des sentiments, quand je suis chez moi devant mon ordi, je fais exactement la même chose avec peut être des gestes scéniques assez spéciaux mais c’est ce qui sort de moi et voila !

Comment est perçu ton style sur la scène internationale ?

Alors j’ai commencé à l’international plus qu’en France, j’ai été booké très rapidement en Amérique latine, j’ai déjà fait beaucoup de Mexique, beaucoup de brésil, j’y suis allée pas mal de fois, j’ai déjà joué en Afrique du Sud aussi, en Europe, donc Espagne, Suisse Allemande, Allemagne, en Hongrie aussi et en Belgique. Et vraiment c’est très très accrocheur, avec l’Amérique latine surtout on a vraiment un public qui est fan de ce genre de musique et c’est super !

Et les samples vocaux en Français ça ne pose pas de problème ?

Ça leur pose pas de problème, j’avais déjà pensé à refaire des petits edits de mes sons pour mettre les mêmes voix en Anglais. Et finalement les gens accrochent ils connaissent le son comme ça parce qu’ils l’écoutent comme ça sur Soundcloud, Youtube, Spotify.. 

 

Parlons de ton label, tu as lancé Frost en janvier dernier, un label ouvert à tous les styles de musiques électronique et avec pour seule exigence « des productions de qualité ». Est ce que tu peux nous en dire plus sur la ligne directrice de Frost ?

Le but de Frost Records c’est de promouvoir des artistes qui ne sont pas connus. C’est-à-dire que le gars peut avoir un follower c’est pas le problème. Nous notre problème c’est que sa musique soit audible pour un grand nombre de personnes. C’est-à-dire quelque soit le style musical, ça peut être du Hardcore, de la Tech- House, de la Chill, n’importe quoi, si la production est de qualité si ça nous plait nous à notre oreille on le sortira, si ça nous plait ça fait parti de ce qu’on veut donner comme image a Frost Records.

Tu as inauguré le label avec ton EP Imperium puis produits quelques artistes mais le projet semble en suspens. Est ce que tu as des projets pour faire revenir Frost sur le devant de la scène ?

Les sorties vont reprendre fin Septembre. Cet été j’étais pas mal en tournée et j’ai pas eu le temps de trop m’occuper des mails pour les démos mais j’ai reçu plein de démos. On en refuse pas mal aussi, justement niveau qualité mais on est toujours là à donner un conseil sans problème. Mais ça reprend !

 “Pour mes projets à venir avec Comah
j’ai envie de nouveauté, de changement.”

 

Cette année tu sembles explorer le côté plus clair de la force en te lançant dans un style totalement inédit qu’on a pu entendre avec ton remix de Petit Biscuit. Est ce que tu prévois de te créer une autre entité qui s’orienterai plus dans ce genre ? 

Le remix de petit biscuit je l’ai vraiment fait pour le fun je me suis amusé, c’est un truc qui n’avait vraiment rien n’a voir, c’est pas violent c’est assez cool. Mais pour mes projets à venir avec Comah j’ai envie de nouveauté, de changement. C’est-à-dire que je fais de la Minimal Prog mais j’ai envie d’explorer des nouveaux côtés de cet univers-là, peut être un peu plus lents avec des rythmiques différentes, des nouvelles idées, plus de lead etc. J’ai de nouvelles idées et je vais les mettre en place dès la prochaine sortie de Comah, de toute façon ce sera comme ça. Mes auditeurs remarqueront que ça change, il y a de la nouveauté, j’ai pas envie de faire pareil toute ma vie. Je pense qu’un artiste il grandit, il prend de la maturité, sa musique suit avec. En fait c’est une histoire, c’est pas je fais de la Minimal Prog je vais en faire 50 ans. Après dans 20 ans je sais pas ou j’en serais mais c’est vraiment une histoire que j’essaye de faire avec Comah.

Et aussi ce que personne ne sait c’est que je fais un nouveau projet à côté de Comah qui s’appellera Slowm. C’est un nouveau projet de musique plus électro, plus Chill même, ça va dépendre des pistes. J’en ai déjà fait pas mal tout est en œuvre, il manque plus que les signatures et tout va se lancer là, on est tous prêts. Et pourquoi j’ai fait ça ? C’est comme j’explique à mes amis qui me demandent, on peut aller au cinéma voir un film d’horreur pour avoir une certaine émotion et puis le lendemain on va peut être aller voir Titanic, c’est complètement l’opposé mais on va autant kiffer, parce qu’on n’a pas qu’un seul sentiment en nous. Et Slowm c’est pareil, c’est vraiment un nouveau projet. J’adore Comah c’est mon projet principal, j’adore la musique que je fais, l’underground etc et Slowm c’est une autre facette de moi ou j’aime la Chill, j’aime écouter de la musique plus posée dans ma caisse et j’avais envie de produire des sons moi-même comme ça. Voila donc entre électro et Chill.

 

Il y’a quelques semaines tu as même teasé une production trap qui semble s’annoncer très puissante. Est ce que tu vas mettre de côté les productions minimales prog au profit d’autres univers ?

En fait je me suis tapé un délire Trap parce que je suis allé voir Dj Snake à l’Amnésia et j’ai trouvé ça super lourd ! J’ai trouvé qu’on pouvait avoir un côté lourd dans un côté Trap. Le son est pas du tout prêt encore mais ce sera pour du Comah parce que justement dans un set d’une heure, une heure et demie pourquoi je pourrais pas mettre au moins un ou deux sons lourds Trap que je kiffe, que j’aurais produits moi. Pour justement que ça fasse de la nouveauté, on renouvelle le truc. Et j’ai trouvé ça lourd donc du coup je me suis inspiré un peu de Snake.

 

 

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